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Vous avez téléchargé un fichier sur Internet et vous voulez savoir
s'il ne cache pas un code malveillant. Comment faire ? Appliquer le logiciel
d'antivirus local peut être une solution, mais sa fiabilité va dépendre de
la qualité de la base de signatures. Si le malware éventuel est trop récent,
l'antivirus ne l'aura peut être pas encore référencé.
Une autre solution est d'envoyer le fichier à un robot d'analyse
comportemental. La société australienne PC Tools en propose un, gratuit,
depuis quelques semaines, au travers du site
www.threatexpert.com.
L'utilisateur télécharge son fichier suspect. Ce dernier est installé et
exécuté dans un environnement virtuel afin d'analyser son comportement.
L'outil génère en quelques minutes un rapport détaillé qui indique les
risques possibles, les modifications sur le système et la mémoire, le trafic
Web ou e-mail généré, les ports ouverts, etc.
Elaborer
une riposte « zero day »
Evidemment, ce type de rapport ne sera pas d'une grande utilité pour le
novice en sécurité informatique qui apprendra, au mieux, que quelque chose
ne tourne pas rond avec son fichier. L'administrateur système ou réseaux, en
revanche, pourra s'appuyer sur ce rapport pour imaginer une protection ou
une riposte. Ce qui sera particulièrement utile dans le cas d'attaques dites
« zero day », c'est-à-dire qui exploitent des failles jusqu'alors inconnues.
« Les attaques malveillantes sont non seulement de plus en plus nombreuses,
mais aussi de plus en plus ciblées et mutantes. L'utilisation d'une base de
signatures devient donc de moins en moins efficace. Il faut donc utiliser
l'analyse comportementale », explique Simon Clausen, PDG de PC Tools.
L'éditeur propose d'ailleurs aux entreprises une version payante de son
service, qui permet d'aller plus loin dans l'analyse et de traiter un grand
volume de fichiers. Le ticket d'entrée pour ce type de solution est
d'environ 3 000 euros par mois.
Les signatures restent d'actualité
Ces outils d'analyse comportementale en ligne ne sont pas nouveaux, mais ils
sont encore relativement peu nombreux. La société finlandaise Norman propose
un service qui s'appelle Norman SandBox. Sur le site de l'américain McAfee,
il est également possible de faire inspecter ses fichiers.
Mais pour les éditeurs d'antivirus, il ne faut pas surestimer l'analyse
comportementale. « En raison de l'incertitude préexistante, les méthodes
comportementales ont tendance à générer trop de faux positifs. Avec les
signatures, ce problème n'existent pas », souligne David Grout, responsable
protection des données Europe du sud chez McAfee.
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